[retour]> Système cardiaque - Prévenir l'accident cardiaque du sportif
Heureusement, la mort subite sur les terrains de sport est rare. Elle ne concerne que 1 à 2 cas sur 100.000 pratiquants. Sachant que dans quasiment tous les cas, on retrouve une cause cardiaque, l'examen clinique pour le certificat d'aptitude ne devrait pas être une simple formalité.
Examen cardiaque pour le sportif
« Ah, j'oubliais Docteur, pourriez-vous me faire un certificat de
sport pour mon enfant ? » Cette phrase nous l'avons tous entendue ou prononcée. Pourtant, en faisant de la sorte, on se prive d'un examen clinique qui est important. Il est en effet fondamental de vérifier au minimum si la
tension artérielle du jeune sportif est normale, si son
rythme cardiaque est lui aussi normal et s'il ne présente pas de souffle cardiaque.
Cholestérol et glycémie aussi…À ce minimum, il sera possible d'ajouter un dosage du
cholestérol et de la
glycémie à jeun au moment de l'adolescence, cette analyse devant être effectuée chez tous les jeunes au moins une fois avant leur 20 ans. Le diagnostic précoce du diabète ou d'une hypercholestérolémie permet en effet de prévenir l'apparition de complications au niveau du cœur et donc de faire du sport tout à fait normalement, même en compétition.
Électrocardiogramme En cas de pratique d'un
sport de haut niveau, il conviendra de faire un
électrocardiogramme permettant d'apprécier de manière plus fine les éventuels troubles du rythme, la taille du cœur (signalant quand elle est trop grosse une cardiomyopathie) et sa bonne oxygénation (absence d'ischémie). En cas d'anomalie, un
électrocardiogramme d'effort devra être pratiqué de manière à s'assurer du bon fonctionnement du
cœur en pleine épreuve.
Certains sports nécessitent un bilan complet d’entrée de jeu
Certains sports, particulièrement exigeants pour le cœur, devraient nécessiter directement la prescription d'un
électrocardiogramme d'effort pour délivrer une aptitude à la compétition. Il s'agit notamment de la boxe, du cyclisme, du décathlon, du canoë-kayak, de l'aviron, du triathlon, du patinage de vitesse.
Rappelons enfin que la reprise du sport
après 45 ans, quel que soit le sport, doit se faire idéalement après s'être assuré de l'absence d'anomalie à l'électrocardiogramme d'effort.
Restent les cas d'arrêt du
cœur suite à un choc direct sur la poitrine. C'est très rare, mais quand cela arrive, il faut pouvoir disposer d'un défibrillateur automatique externe sur les terrains de tous les sports concernés.
4/04/2006
Dr Philippe Presles, adapté par C. De Kock, journalite santéLe Quotidien du médecin N°7914 du mercredi 8 mars 2006.
Un article paru sur E-Sante ! Retrouvez d'autres articles sur le sport sur
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