[retour]> Traumatologie - Les blessures sportives et le surentraînement
Au cours de leur carrière, tous les sportifs ont, un jour, connu la blessure.
Pour vous aider à identifier les différents types de blessures existants, cet article vous présente un panorama des lésions fréquemment rencontrées. Nous vous proposons également quelques conseils pour les éviter.
Au cours de leur carrière, tous les sportifs ont, un jour, connu la blessure. Pour vous aider à identifier les différents types de blessures existants, cet article vous présente un panorama des lésions fréquemment rencontrées. Nous vous proposons également quelques conseils pour les éviter.
Les crampes
Lors d’un effort physique intense et prolongé, les muscles peuvent être amenés à manquer d’oxygène. Les sucres sont transformés par le muscle en acide lactique.
Celui-ci provoque la crampe, contraction involontaire, douloureuse et soudaine d’un muscle.
La crampe peut être soulagée par l’étirement du muscle concerné. Toutefois, la crampe réapparaîtra rapidement. Le meilleur traitement consiste à prévenir l’arrivée de la crampe en s’échauffant correctement et en buvant beaucoup d’eau.
Les courbatures
Les courbatures se traduisent par une douleur musculaire qui apparaît après l’exercice (généralement le lendemain) et peut durer de 24 à 48 heures. Elles sont principalement dues à l’accumulation de déchets (acide lactique, ammoniac, …) dans le muscle.
Il est conseillé, pour éviter les courbatures, de boire de l’eau et de choisir l’activité pratiquée en fonction de ses capacités physiques. D’autre part, après l’activité, un bain chaud, des massages, des étirements doux et une alimentation équilibrée permettent d’accélérer la disparition des courbatures.
Les entorses
Une entorse est la conséquence d’un mouvement forcé d’une articulation. Si le squelette résiste, il ne se produit pas de fracture, mais une élongation ou une déchirure des ligaments. S’il s’agit seulement d’une élongation, c’est une entorse bénigne. Si les ligaments sont déchirés, c’est une entorse grave. Les entorses siègent essentiellement à la cheville, mais aussi au niveau du genou, particulièrement chez les skieurs.
L’entorse provoque une vive douleur accompagnée d’un gonflement.
Il est fondamental que le blessé n’appuie pas le membre touché et consulte rapidement un médecin.
Directement après l’accident, appliquez une poche de glace sur la blessure afin de diminuer le gonflement et la douleur. Ensuite, une radiographie sera réalisée à la demande du médecin afin de vérifier la présence éventuelle d’une fracture. S’il s’agit d’une entorse grave, le médecin décidera de l’immobilisation prolongée du membre ou de la nécessité de recourir à une opération chirurgicale.
Contracture, élongation, claquage et rupture musculaireLa classification échographique des lésions musculaires attribue un stade à ces blessures en fonction de leur gravité.
Ainsi, la c
ontracture représente le stade 0. Le sportif perçoit un « point dur » gênant dû à la contraction du muscle. La contracture disparaît au bout de trois jours de repos.
L’
élongation constitue le stade 1 de la classification. Il s’agit de micro-déchirures musculaires dues à l’étirement violent d’un muscle qui dépasse sa capacité d’élasticité. Elle est souvent liée à un mauvais échauffement. Un repos complet de plusieurs jours est impératif et doit être accompagné de soins appropriés.
Le
claquage est associé au stade 2. Des fibres musculaires sont rompues mais la blessure ne provoque pas de « poche de sang ».
Le
claquage profond illustre le stade 3. C’est le tableau classique d’une douleur très vive en coup de poignard avec impotence totale. Il existe une « poche de sang ».
Il est important de placer de la glace sur la blessure directement après l’accident. Un repos strict de plusieurs jours devra être observé et sera associés à des soins médicaux appropriés (physiothérapie, massages, …).
Le stade 4, le plus grave, est représenté par la
rupture musculaire complète. Elle consiste en une déchirure transversale du muscle et entraîne une impotence fonctionnelle immédiate et totale. Il existe une tuméfaction (gonflement) au niveau de la rupture, le muscle étant rétracté. L’instauration d’un œdème et d’un hématome est rapide. Le traitement passe par une application de froid sur la zone douloureuse, par un repos de plusieurs mois et par des soins médicaux divers. Le recours à l’opération chirurgicale est parfois inévitable.
La tendinite
Il s'agit de l'inflammation d'un tendon ou de la gaine qui l'entoure. Les tendons sont les extrémités des muscles qui s’insèrent sur l’os. La tendinite est un surmenage lié à la répétition des mouvements, accentué par l'utilisation d'un matériel inadapté ou par un geste technique défaillant. La douleur, discrète au début, va progressivement s'accroître pour rendre le mouvement impossible. Continuer à s'entraîner en "serrant les dents" expose à la rupture du tendon. Tous les sports sont concernés. Les tendinites les plus fréquentes sont la tendinite du tendon d'Achille en course à pied, le "tennis elbow", ou épicondylite, en tennis et la tendinite rotulienne en cyclisme.
Seul un repos sportif total d'au moins 15 jours et l'analyse de la cause de cette tendinite permettent une guérison durable. Veillez à bien vous hydrater et à pratiquer des mouvements de stretching ou d'étirement avant et après l'effort.
Le surentraînement
Tout sportif de compétition a pour objectif premier la performance. Ainsi, un athlète est capable de s’entraîner quotidiennement très durement pendant des mois pour remporter la victoire. Malgré cet entraînement, parfois, il n’atteint pas le niveau de performance escompté. En conséquence, l’entraînement, auquel il s’astreint, devient si poussé qu’il franchit un seuil au-delà duquel l’organisme ne peut plus s’adapter à l’effort qui lui est demandé. L’entraînement est devenu trop intense et/ou les séances sont trop rapprochées ce qui empêche l’aboutissement du processus de récupération. Le repos n’est plus assez long pour permettre la récupération.
Le
syndrome de surentraînement est le nom donné à l’ensemble des symptômes émotionnels, comportementaux et physiques dus au surentraînement qui persistent après plusieurs mois. Le symptôme le plus connu est la
fatigue.
Le stress de la compétition, une nutrition mal équilibrée, la pression du milieu social, les soucis d’ordre professionnel et/ou affectif favorisent l’apparition de ce syndrome qui associe principalement :
Une baisse des performances ;
Une fatigue matinale, dès le lever, avec rejet de l’entraînement ;
Des troubles du comportement de type agressivité ou, au contraire, de passivité ;
Des troubles du sommeil ;
Une perte de l’appétit ;
Des perturbations gastro-intestinales ;
Une diminution des défenses immunitaires avec souvent l’apparition d’infections de la sphère ORL, dentaires ou broncho-pulmonaires ;
Des troubles cardio-vasculaires (hyper et hypotension ; tachy ou brachycardie) selon la prédominance orthosympathique ou parasympathique du syndrome ;
Une fragilisation osseuse avec des risques de fractures de fatigue ;
Une tendance à l’anémie ;
Une diminution du rapport testostérone / cortisol.
Quel est le traitement de ce syndrome ?
Comme aucun moyen de traitement efficace, autre que le repos sur plusieurs mois, n’existe, le meilleur moyen de l’éviter est la
prévention.
Ainsi, il est préférable de :
privilégier la diversité du travail pour éviter les séances d’entraînement monotones. Il est important d’alterner les journées difficiles et les journées plutôt axées sur le repos. Il est également important de varier les lieux d’entraînement.
Augmenter progressivement les charges de travail.
Avoir une hygiène de vie correcte, en particulier l’alimentation et le sommeil.
Communiquer fréquemment avec son entraîneur d’un éventuel surmenage.
Conclusions
Cet article avait pour objectif d’aider les sportifs de tout niveau à identifier les types de blessure qu’ils sont susceptibles de rencontrer. Nous avons tenté dans cet article de donner une vision générale mais non-exhaustive de ces blessures sportives. Des conseils de traitement adaptés à chaque blessure ont été également proposés.
Le surentraînement a été également présenté avec ce même objectif d’aide à l’identification.
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