L'épilepsie reste encore trop souvent entourée de tabous aussi tenaces que ridicules.
Les crises d'épilepsie revêtent différentes formes. Elles peuvent être bénignes et passer quasiment inaperçues. Parfois, elles sont spectaculaires et s'accompagnent de convulsions. Le sujet perd alors subitement connaissance et tombe sur le sol. Une fois la crise terminée, le sujet reprend conscience et ne se souvient pas de ce qui vient de se passer.
L'épileptique, prenant régulièrement son traitement, peut et doit mener une vie normale. La pratique du sport, tout particulièrement chez l'enfant, l'adolescent et l'adulte jeune, constitue un facteur d'intégration sociale évident et joue un rôle dans l'équilibre dynamique du sujet. La pratique d'une activité sportive n'aggrave en aucun cas une épilepsie. Elle pourrait même avoir un effet protecteur.
La pratique d'un sport ne peut se faire que chez un patient correctement traité et équilibré par son traitement et le suivant parfaitement. Il n'y a aucune raison que la pratique sportive modifie cet équilibre. Il est donc illogique de modifier le traitement avant la pratique d'un sport, une compétition...
Lorsqu'une personne épileptique décide de pratiquer une activité sportive, il est conseillé d'avertir l'entourage sportif de la situation. En effet, ce seront eux les premiers à intervenir en cas de crise.
Facteurs pouvant favoriser l'apparition d'une crise:
- hyperventilation pulmonaire (augmentation de la quantité d'air inspiré)
- hypoglycémie et l'hypoxie (diminution de la quantité d'oxygène dans le sang)
- les effets lumineux (réverbération, alternance d'ombre et de lumière)
- les traumatismes crâniens mineurs mais répétés dans certains sports violents (rugby, boxe et arts martiaux)
- les émotions fortes